équipages dans la tourmente

 

Lieutenant pilote observateur


Tué en service aérien commandé le 6 octobre 1942 à Istres, lors du crash de son avion, le LeO. 451 n°304, au cours d'un vol de nuit

Pierre

Cornette de Venancourt


Marie Pierre Jacques Jean Cornette de Venancourt


Né à Bordeaux (33) le 15 janvier 1917, deuxième fils du Comte Antoine Cornette de Venancourt et de son épouse, née Marie Louise Anglade.


Il fit sa scolarité au Collège Sainte Marie Grand Lebrun à Bordeaux Cauderan.

Saint-Cyrien de la promotion 1938-39

(la 125e promotion, baptisée “La plus grande  France” ), 5e Compagnie, 3e Section.







Sous-Lieutenant le 2 septembre 1939, il décida d’effectuer  sa spécialisation au sein de l’Ecole Militaire et d'Application de l'Armée de l'Air à Versailles, repliée successivement pendant la Campagne de France, à Royan puis à Toulouse-Francazal.


Pendant cette spécialisation, le 15 décembre 1939, il fut breveté pilote militaire (n° 28290).


Il rejoignit le 25 octobre 1940 sa première unité opérationnelle, le Groupe de Reconnaissance II/39, stationné à Damas et équipé de Potez 63-11.


Il participa ainsi  à la Campagne de Syrie de juin et juillet 1941, avec le II/39, qui y perdit tous ses avions.


Rapatrié en France après l’armistice de Saint Jean d’Acre, et son unité étant dissoute, il fut affecté à l'Ecole de l'Air à Salon (pilotage).


Promu Lieutenant le 2 septembre 1941, il était enfin affecté au Groupe de Bombardement I/31, 2e escadrille, le 10 novembre 1941.


En permission du 26 décembre 1941 au 31 janvier 1942.


Détaché un temps comme instructeur au CPSO (Centre de Perfectionnement des Sous-Officiers)  d’Ambérieu, il réintégra son escadrille le 14 septembre 1942.


Mort en service aérien commandé le 6 octobre 1942 (baisse de régime de moteur au départ d'un vol de nuit).


Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne :


"Jeune officier plein d'enthousiasme et de foi, possédant les plus belles qualités militaires et promis à un grand avenir. Malgré son jeune âge a été chargé pendant la campagne de Syrie de fonctions délicates dont il s'est remarquablement acquitté, effectuant dans le même temps des missions de guerre pour lesquelles il était volontaire. A trouvé une mort glorieuse en service aérien commandé, dans la nuit du 6 au 7 octobre 1942, restant à son poste de commandant d'avion jusqu'au dernier moment".



Inhumé initialement le 9 octobre 1942 au cimetière d’Istres, il fut réinhumé dans le caveau familial au cimetière de La Chartreuse, à Bordeaux, le 26 février 1949.


Sa mémoire est perpétuée par l’inscription de son nom sur le monument aux morts de la commune de Martillac (33), où sa famille résidait au château de l’Hironde.

 

aux commandes d’un LeO 451