équipages dans la tourmente

 

Adjudant pilote


Mort pour la France le 14 avril 1940 à Conilhac-Corbières à bord du LeO 451 n°111 désemparé après son décollage du terrain de Lézignan


29 ans, marié

Robert Doideau

Né le 19 octobre 1910 à Lascaux (Corrèze), fils de Pierre et de Jeanne Marie Cambou

Décédé le 14 avril 1940 à 15h à Conilhac Corbières, lieu dit “Entre deux Jourres”

N° matricule du recrutement de Châteauroux 1599, classe 1930,

Entré en service en octobre 1930, comme engagé par devancement d'appel, au 95e Régiment d'Infanterie, il y est nommé successivement Caporal en avril 1931 et Sergent en février 1932, et méritait de son Commandant la note élogieuse de Sous-Officier d'élite. Terminant son service légal un mois plus tard, il contractait un rengagement dans l'aviation en vue de devenir pilote.

Marié le 5 avril 1934 à Alice Adrienne Françoise Desplaces domiciliée à Prissac (36)

Breveté pilote militaire le 8 juillet 1936 (n°25146), il était enfin récompensé de trois ans d'efforts successifs pour obtenir cet emploi.

En septembre 1937, est affecté à la 51e Escadre Aérienne à Tours, où il est promu Sergent-Chef le 1er janvier 1938.

C'est là que ses qualités de pilote de classe vont s'affirmer sur avion Bloch 210, de jour comme de nuit. Calme, régulier, précis dans ses manœuvres, il y est classé moniteur pour l'instruction des jeunes.

Affecté au Groupe Aérien I/31 le 27 décembre 1939, il venait donc d'accomplir seulement trois mois et demi sous les ordres du Cdt Schmitter, délai amplement suffisant pour faire apprécier ses belles qualités professionnelles et militaires, sa conscience et son dévouement.

Sa précision comme pilote s'affirmait par un calme, une pondération et une régularité acquises au cours de 700 heures de vol dont 100 heures de nuit.

Sous-Officier de choix, sérieux, travailleur, très dévoué, il était promu Adjudant le 1er janvier 1940.


Adjudant Doideau  : « Excellent pilote, comptait près de 700 heures de vol, dont 100 de nuit. D'un caractère modeste et pondéré, réunissait toutes les qualités de calme et d'endurance requises pour la conduite des avions modernes. Moniteur de choix s'acquittant de ses délicates fonctions avec un allant et une compétence remarquables.

A effectué trois missions de reconnaissance de nuit en territoire ennemi. Mort pour la France, le 14 avril 1940, dans l'accomplissement de son devoir. »




Robert Doideau est inhumé dans le cimetière de la Commune de Prissac (36370), d’où était originaire sa veuve. La concession est au nom de Desplaces-Volatron du nom de sa veuve et du 2e mari de celle-ci.

Le nom de Robert Doideau nom est également inscrit sur le monument aux morts de Prissac.