équipages dans la tourmente

 

Lieutenant pilote observateur


Mort pour la France le 14 avril 1940 à Conilhac-Corbières à bord du LeO 451 n°111 désemparé après son décollage du terrain de Lézignan



Pierre Gillet



Pierre Michel Alphonse Gillet


Né le 30 janvier 1906 à Paris (14e), fils de Paul Léon Marcel Gillet et de Elise Kirchhoffer

Décédé le 14 avril 1940 à 15h à Conilhac Corbières, lieu dit “Entre deux Jourres”

Classe 1926/1, recrutement de la Seine (3e bureau), n° 1684


Appelé au service en mai 1926, comme soldat dans l'aviation, son plus cher vœu était exaucé trois mois plus tard par l'octroi de son brevet de pilote militaire, le 21 août 1926 (n°21158). Nommé sous-officier le 1er avril 1927, au 34e Régiment d'Aviation, il y termina son service légal le 10 novembre, pour reprendre ses occupations dans la vie civile.

Noté comme excellent pilote, d'une haute conscience et d'un allant remarquable - il ne pouvait abandonner ainsi sa passion du vol.

Il devint, après de nombreuses démarches, en 1932 - 1933 moniteur d'Aéro-Club de l'Ile de France, à Saint-Cyr, puis à Mantes. De 1934 à 1937 successivement  :

- Chef du Centre d'entraînement des pilotes civils à Marignane,

  1. -Chef de la Station Service Caudron de Rennes - Saint Jacques de la Lande où il sera le premier moniteur de l’Aéro-Club d’Ille et Vilaine (il y formera notamment Hervé Bougault).



Son agrément à tous ces emplois témoigne suffisamment les rares qualités professionnelles dont il avait le privilège.

Il trouvait le temps d'accomplir chaque année avec une régularité parfaite, ses périodes militaires volontaires, et même d'acquérir son brevet de pilote d'hydravion, complétant ainsi son bagage professionnel.

Son assiduité et ses qualités militaires le faisait classer Sous-Lieutenant de réserve fin 1934.


Marié le 15 janvier 1936 avec Micheline Franchette alors domiciliée à Vincennes (94).


Leur fils Christian est né à Rennes le 19 mars 1936.


En 1937, alors que le danger extérieur commençait à se manifester, il demanda à reprendre de l'activité, à Tours, où ses qualités d'instructeur le firent classer Chef de la Section de transformation des jeunes pilotes sur avions multimoteurs. Il y fut nommé Lieutenant le 2 février 1938.


Le 7 mars 1939 le Lieutenant Gillet est autorisé à servir 2 ans en situation d’activité à compter du 1er mai 1939.


Affecté depuis à la 31e Escadre, s’adaptant rapidement à la complexité des avions modernes et se dépensant sans compter dans ses fonctions de moniteur, il porta ses services aériens au chiffre remarquable de 2900 heures de vol dont 100 heures de nuit.


Officier de choix, sérieux et travailleur, d'un grand dévouement, il était aussi le parfait camarade et le collaborateur très précieux.


Lieutenant Gillet  : « Officier pilote de premier ordre, comptait plus de 2900 heures de vols dont 100 de nuit. Modèle de conscience et de devoir, a beaucoup payé de sa personne au cours de ces derniers mois pour assurer le perfectionnement des jeunes pilotes de son escadrille. Caractère ardent et modeste. Aimant passionnément son métier, le pratiquait avec un allant et une maîtrise remarquables. Mort pour la France, le 14 avril 1940, dans l'accomplissement de son devoir. »




 
Photo SHD/DA

Le Lieutenant Pierre Gillet est inhumé au cimetière communal de Montrouge (92), dans la concession de son grand-père maternel, Alphonse Kirchhoffer, Maître d’armes au fleuret, médaillé d’argent aux Jeux Olympiques de Paris de 1900.


Sa mémoire est perpétuée à Yerres (91330), d’une part sur le monument aux morts et d’autre part sur la plaque commémorative de l’église Saint-Honest.

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