équipages dans la tourmente

 

Sergent-Chef radio-navigant


Mort pour la France

le 19 mai 1940 à Bruyères-sur-Oise,

lors du bombardement aérien du terrain d’aviation de Persan-Beaumont (60), par des Dornier 17Z du III./KG 2


Marcel Le Bigot


Marcel Emile René LE BIGOT


Né le 14 mai 1917 à La Rochelle (17), fils de Jean Marie Augustin LE BIGOT et de Jeanne Germaine Mathilde ANCELIN son épouse.


Classe 1937, Recrutement La Rochelle, matricule 1539.


Marcel LE BIGOT obtient successivement :


  1. -à l’issue de sa formation à l’école nationale professionnelle de Tarbes, son certificat d’aptitude à l’emploi de mécanicien dans l’aviation militaire,


  1. -à l’issue de sa formation à l’école de Rochefort, le 16 décembre 1937 son brevet supérieur de mécanicien radiotélégraphiste (n° 750),


  1. -à l’issue de sa formation à l’école d’Istres, son brevet militaire de radiotélégraphiste en avion (n° 717).































à la 51e escadre


Lors de l’entrée en guerre le sergent Marcel LE BIGOT est radio-navigant au sein de la 2e escadrille du Groupe de bombardement I/51.


Il effectue dans la nuit du 28 septembre 1939, comme radio du Capitaine LAB sur le Bloch 210 n° 209, une mission de reconnaissance de nuit sur l’Allemagne.


A la suite de la transformation de la 51e escadre de bombardement en unité d’assaut sur Breguet 691 et 693, les  observateurs et les radios, pour lesquels aucune place n’est prévu sur les nouveaux avions, sont mutés dans d’autres unités, principalement au sein de la 31e escadre, l’escadre sœur du temps de la base de Tours.



à la 31e escadre



C’est ainsi que le sergent Marcel LE BIGOT est affecté le 1er janvier 1940 à la 1re escadrille du GB I/31 (n° matricule au corps 8234) alors stationné à Lézignan.


Après un détachement de deux semaines comme moniteur au Centre d’Instruction du Bombardement à Toulouse du 11 au 26  janvier 1940, Marcel LE BIGOT rejoint son escadrille pour repartir presqu’aussitôt en permission exceptionnelle le 29 janvier.


Le 31 janvier 1940 en effet il épouse à Marans (17) une jeune institutrice de 22 ans,  Suzanne Védrunes.


Après une courte lune de miel, Marcel LE BIGOT est de retour à son escadrille le 5 février 1940.


Le 23 février 1940 il part à Châteaudun chercher un avion neuf pour son groupe et rentre le lendemain à Lézignan à bord du LeO 451 n° 95, avec l’équipage du S/Lt SCAVIZZI.


Le Sergent Marcel LE BIGOT reprend son entraînement sur LeO.451, juste interrompu par une dernière permission du 1er au 14 mars.


Par ordre du Colonel DEVE commandant la 31e escadre du 15 avril 1940, le Sergent LE BIGOT est nommé sergent-chef à compter du 16 avril 1940


Le 15 mai 1940 il participe à la première mission de bombardement effectué par le I/31 à Monthermé.


Le 19 mai 1940 à l’aube le GB I/31 est surpris et attaqué sur le terrain d’aviation de Persan-Beaumont par des bombardiers allemands alors qu’il allait lui-même lancer une nouvelle expédition sur les colonnes blindées et motorisées ennemies.


Marcel LE BIGOT est tué par les éclats de bombes.


Il est inhumé jusqu’à la fin de la guerre au cimetière de Bruyères sur Oise (78), avant d’être restitué à sa famille.



Ordre n° 7 du 24 mai 1940.
Le Colonel LEFORT Commandant le Groupement 6 cite à l'ordre de l'Escadre aérienne
:


Le Sergent-Chef LE BIGOT :


« Sous-Officier radio navigant de première classe. A effectué le 15 mai 1940 un bombardement à basse altitude de colonnes blindées, malgré une violente réaction ennemie. Tué le 19 mai à son poste au cours d'un bombardement du terrain par l'aviation. »


Citation élevée à l’Ordre

de l’Armée Aérienne

Sa mémoire est également perpétuée sur le monument aux morts de LA ROCHELLE

Marcel LE BIGOT repose aujourd’hui au cimetière de la Rossignolette à LA ROCHELLE, dans une concession familiale, auprès de ses parents

 Photo Michel LE BIGOT
 Photos Michel LE BIGOT
 Photo Michel LE BIGOT
 Photo Michel LE BIGOT