équipages dans la tourmente

 

Lieutenant observateur


Mort pour la France le 29 mai 1940 à Cambron-Cahon (Somme), après avoir évacué en parachute le LeO 451 n° 128  abattu par la Flak



Pierre Sabourdy


Pierre Marie Henri Sabourdy


Né le 2 septembre 1913 à Paris (19e)

Fils de Jean Baptiste Emile Michel Sabourdy

Et de Marie Hortense Boisot



par décret du 3 septembre 1939 (JO du 6 septembre 1939 p 11172) nommé LT de réserve, rang du 24 juillet 1939


« Jeune Officier de réserve servant en situation d'activité, Sabourdy avait su rapidement acquérir l'estime de ses chefs et la confiance de ses camarades. Chargé au Groupe des fonctions ingrates d'Officier de tir, il s'était dépensé sans compter, travaillant jour et nuit pour mettre au point l'armement des avions. Très compétent dans la matière chacun venait lui demander le « petit tuyau » utile pour l'emploi délicat du Bronzavia ou du canon, Sabourdy vous accueillait toujours avec le sourire, content de pouvoir rendre service. Fanatique du vol, je vois toujours son air navré lorsqu'une fois je fus obligé de lui dire qu'il ne prendrait pas part à une mission, un rôle plus important le retenant à terre ; une autre fois, complètement exténué par son travail je dus lui imposer une matinée complète de repos, car jamais il n'aurait osé de lui-même s'avouer fatigué. » (Capitaine Gabriel de Chasseval in Souvenirs de guerre)




LÉGION D'HONNEUR  (Chevalier)

à titre posthume

(Décret n° 1166 du 15.4.1942)


Lieutenant Pierre Sabourdy :


«  Faisait en qualité de commandant d'avion partie de l'équipage cité à l'ordre de l'Armée aérienne (Ordre C n° 56 du 21.6.40) avec le motif suivant : Brillant équipage très homogène, ayant toujours effectué avec succès les missions de bombardement qui lui ont été confiées. S'est distingué le 28 mai 1940 en réussissant un bombardement sur un objectif particulièrement difficile à atteindre. A trouvé une mort glorieuse à la suite d'un nouveau bombardement le 29 mai 1940. »